La loi fournit l’essentiel des
règles du droit fiscal. Le pouvoir réglementaire intervient pour préciser
certaines dispositions ou pour régler les modalités d’application de la loi. On
distingue des sources nationales comme : la constitution, la constitution,
les règlements, la jurisprudence et la doctrine. Et des sources internationales
comme les conventions fiscales et les accords internationaux.
1. Les sources nationales
Les principales sources du
droit fiscal sont d’abord la loi fiscale, les règlements et la jurisprudence.
A. Les sources principales:
La constitution et les lois fiscales sont considérées des
sources importantes du droit fiscal. En outre, La constitution : précise
que le pouvoir de création des impôts relève du domaine législatif. Ainsi l’article 39 de la constitution dispose :
« Tous supportent, en proportion de leurs facultés
contributives, les charges publiques que seule la loi peut,…, créer et répartir ».
L’article 75 de même précise
que « le parlement vote la loi de finances,…, dans des conditions prévues
par la loi organique ». En effet, les normes et les obligations fiscales
sont souvent insérées dans les lois de finances annuelles.
Les lois fiscales : fixent
les règles d’assiette, de liquidation, de recouvrement et des contentieux des
impôts. Généralement, les principales lois régissant la matière fiscale sont :
- Le code général des
impôts
- La loi N° 47-06 relative
à la fiscalité locale
- Le code de recouvrement
des créances publiques.
B. Le règlement : doctrine administrative, circulaire, instructions
En principe, il est admis qu’en
matière fiscale la compétence législative est exclusive. Cependant, le
gouvernement peut intervenir par voie réglementaire pour apporter des
aménagements au droit fiscal cela par le biais :
- Des règles d’exécution : le gouvernement ayant le pouvoir d’exécution des lois peut prendre des règlements d’exécution afin de mettre en œuvre les dispositions budgétaires et fiscales.
Les règlements d’exécution ou d’application :
ce sont des règlements qui permettent l’application d’une loi ou d’une
disposition légale. Ils sont destinés à assurer l’exécution d’une loi.
- Des règles autonomes : le gouvernement peut exercer son pouvoir réglementaire autonome en matière fiscale. Toutefois, le principe de la hiérarchie des normes oblige les règlements autonomes qu’ils soient conformes aux lois fiscales.
Généralement, les lois fiscales
sont inapplicables immédiatement. Elles renvoient à des décret ou arrêtés pour
expliquer ou préciser les modalités d’application de la loi ou un dispositif
fiscal. Ces règlements ne sauraient, en principe, avoir une portée normative ou
crées de nouvelles normes ou déroger aux règles législatives dont ils assurent
l’application.
C. La jurisprudence fiscale :
La place de la jurisprudence
comme source du droit fiscal est limitée. Car la loi fiscale est assez souvent méticuleuse
et détaillée de telle sorte que la place laissée à l’interprétation du juge est
réduite.
En effet, le contentieux fiscal
relève des juridictions administratives. Plus précisément la jurisprudence
fiscale émane des tribunaux administratifs et de la chambre administrative de
la cour de cassation.
2. Les sources internationales
Les conventions fiscales
internationales constituent une source importante. Elles ont pour but de
prévenir : les doubles impositions et l’évasion fiscale. Il existe aussi
des accords internationaux dont l’objet n’est pas fiscal mais qui peuvent avoir
des incidences fiscales.
A. Les conventions fiscales :
Le Maroc a conclu des
conventions fiscales avec ses principes partenaires de l’UE, de l’Amérique du
nord, des pays arabes… en effet, la place des conventions fiscales en droit
interne diffère selon les dispositifs constitutionnels propres à chaque pays.
La jurisprudence marocaine a
consacré la supériorité de la convention internationale en prenant compte de l’article
55 de la constitution qui dispose :
« Les traites, ne peuvent
être ratifiés qu’après avoir été préalablement approuvé par la loi… » Qui signifie
si l’engagement international comporte une disposition déclarée, par la cour
constitutionnelle, contraire à la constitution, la ratification de la
convention ne peut intervenir qu’après la révision de la constitution.
Les conventions fiscales visent,
généralement, à un double objectif :
- Eviter la double
imposition
- Lutter contre l’évasion
fiscale internationale
B. Les accords et traités internationaux
Un traité est un accord écrit
entre sujet du droit international (Etats, organisations intergouvernementales)
et destiné à produire des effets de droit. Il manifeste un accord de volonté
qui crée un engagement, lequel doit être respecté par les Etats parties, sous
peine de voir engagée leur responsabilité internationale.
Le Maroc a signé des multiples
accords internationaux tel que : accord de libre échange, accords
culturels et coopération technique… dont l’objet n’est pas fiscal mais qui
peuvent avoir des incidences fiscales. Les traités internationaux sont distingués
selon le nombre des parties. Ils sont :
- Traités bilatéraux : quand le traité est
signé entre deux parties.
- Traités plurilatéraux :
quand le traité est signé entre un nombre restent des parties.
- Traités multilatéraux :
quand ils sont ouverts à tous les Etats.

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