
Le droit fiscal est défini comme étant « l’ensemble des règles
de droit permettant à l’Etat de percevoir, auprès des citoyens, leur
contributions aux charges financières publiques ». En effet, le droit
fiscal n’est qu’une branche de la science fiscale ; celle-ci n’est elle-même
qu’une partie de la science financière.
La science fiscale comprend nécessairement la théorie générale de l’impôt,
permettant de définir le concept d’impôt, faire une analyse de ses éléments
constitutifs, procéder aux classifications des différents types d’impôts…
En outre, l’aspect juridique de la science fiscale étudie, le régime juridique des différents impôts à savoir les impôts et les taxes des entreprises et les autres impôts, les conditions d’élaboration et d’application de la loi fiscale, les organes compétents en matière fiscale, les prérogatives de l’administration fiscale, les rapports entre le fisc et les contribuables et le contentieux administratif.
En outre, l’aspect juridique de la science fiscale étudie, le régime juridique des différents impôts à savoir les impôts et les taxes des entreprises et les autres impôts, les conditions d’élaboration et d’application de la loi fiscale, les organes compétents en matière fiscale, les prérogatives de l’administration fiscale, les rapports entre le fisc et les contribuables et le contentieux administratif.
Les éléments constitutifs de l’impôt
Avant de traiter les éléments constitutifs de l’impôt, il est nécessaire
de donner une définition claire et simple de l’impôt.
A. Définition de l’impôt
L’impôt est un phénomène social lié à l’existence du pouvoir
politique. Il est l’expression de la souveraineté de l’Etat. On dirait même que
l’impôt est né simultanément avec l’Etat.
L’impôt est défini comme : « Un prélèvement obligatoire, opéré par l’Etat ou les collectivités locales à titre définitif, sans contrepartie directe dans l’objectif d’assurer la couverture des dépenses publiques et de réaliser d’autres objectifs économiques et sociaux ».
L’impôt est défini comme : « Un prélèvement obligatoire, opéré par l’Etat ou les collectivités locales à titre définitif, sans contrepartie directe dans l’objectif d’assurer la couverture des dépenses publiques et de réaliser d’autres objectifs économiques et sociaux ».
B. Les éléments
fondamentaux de l’impôt
D’après la définition ci-dessus, on peut dire que l’impôt se
constitue des éléments suivants :
- L’impôt
est prélèvement pécuniaire et obligatoire
Cela signifie qu’il s’agit d’un transfert de fonds de l’argent fait
par le contribuable ou le redevable vers l’entité qui opère le prélèvement (l’Etat
ou les collectivités locales). Ce transfert est irréversible et définitif.
- A titre
définitif : l’impôt payé au trésor
public est définitivement acquis à l’Etat, il ne peut pas faire l’objet de
restitution, sauf quelques exceptions.
A titre obligatoire : il s’agit d’un prélèvement imposé unilatéralement par le pouvoir publique. C’est-à-dire l’impôt a un caractère obligatoire puisqu’il est imposé par une décision unilatérale exécutoire au contribuable.
A titre obligatoire : il s’agit d’un prélèvement imposé unilatéralement par le pouvoir publique. C’est-à-dire l’impôt a un caractère obligatoire puisqu’il est imposé par une décision unilatérale exécutoire au contribuable.
En général, la nature obligatoire de l’impôt entraîne l’application des diverses sanctions en cas de retard, de faute de paiement ou de la fraude dans la liquidation de l’impôt.
- L’impôt
est sans contrepartie directe
La personne physique ou morale acquittant l’impôt n’est pas en
droit d’exiger des avantages directs ou des services immédiats en contrepartie
des sommes acquittées. Portant, ce caractère a des conséquences juridiques :
- - Le paiement
de l’impôt n’est pas une condition à l’accès aux services publiques : Car
les services publics sont basés sur l’égalité d’exercice, toute personne peut
bénéficier des services publics, abstraction faite du paiement d’impôt.
- - Le contribuable
qui remplit son obligation fiscale ne reçoit pas, en échange, une contrepartie
directe ou immédiate, il bénéficie néanmoins du fonctionnement des services
publics. Cela dire, le contribuable donne à l’Etat une partie de son revenu en
échange de la garantie de jouir de la protection de l’autorité publique.
- - L’impôt
n’est pas affecté : le montant de l’impôt collecté est destiné à financer
le budget public sans affection préalable. Autrement dit, l’impôt est une recette
non affectée à une dépense déterminée. Il s’agit d’une gestion publique dans le
cadre du principe de l’unité de caisse qui est un principe budgétaire de la
comptabilité publique appelé souvent « Le principe d’université budgétaire ».
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